Histoire de la pharmacie à Avignon du XIIe siècle à la Révolution : notes et documents inédits / par Henri Granel.
- Granel, Henri.
- Date:
- 1905
Licence: In copyright
Credit: Histoire de la pharmacie à Avignon du XIIe siècle à la Révolution : notes et documents inédits / par Henri Granel. Source: Wellcome Collection.
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![«7 L(;s cuniples (les apolhicaires du xvin® siè(d(‘ haïr oui Fall nu(‘ (lelestal)l(‘ réjuilalion. J']lail-ell('. iriérih'e ? (Vest j)i-ül)al)le dans l)ieu d(‘s cas. l'ai M. .loanius, apothicaire à Malaucèuc^ (\auclus(‘), j)r(‘S(‘ute sa uol(‘ à M.-le comte de V alons ; elle s’éhVvi'à 120 livres. Nous Irouvous ou note ces ([uel([ues mots : (( (ie mémoire avaiil été (( (examiné (ui coiiscieiice [lar les exjierts a été ré^dé à (io livres. » (1) Au point de vue de rinslruction professionnelle, le jiharmacien continue à suhir ses examens devant des bayles du Collège des apo¬ thicaires et des professeurs de la Faculté de médecine qui leur déli¬ vrait des letti’es de maîtrise, moyennant un droit. Voici un documentqui nous renseigne sur le quantum de ce droit(2) : « Du 24 février 1789, retiré de M. Martin, apothicaire, pour la (( signature de ses lettres de maîtrise, la somme de /|8 livres. » (iet état de choses, relatif à l’enseignement et à l’exercice de la [)hai-macie, dura jusqu’en 1791, 011 Avignon, définitivement annexé à la France, fut régi par les lois françaises. L’Assemblée nationale supprima les jurandes et les maîtrises et rendit toutes les professions libres, même celle de pharmacien. .M ais le Comité de salubrité publique, chargé d’une enquête sur l’art de guérir en France, fit ressortir de son information tous les graves et uomhreux abus qui résultaient de ce que la pharmacie était exercée [)ar des gens dépourvus de toutes ({ualités (3). Un décret, sanctionné [)ar le roi, le 17 avril 1791, disposa (jue nul ne pourrait exercer l’état de pharmacien, sous les peines portées par les lois et règlements concernant cette profession, s’il n’avait été reçu, ainsi qu’il était prescrit. Toutefois ce décret ne suffisait pas à tous les besoins et ne remé¬ diait pas à tous les abus. Enfin, fut promulguée la loi du 21 germinal an XI, ([ui créa les Ecoles supérieures de pharmacie de Paris, Stras¬ bourg et Montpellier. D’après les dispositions de cette loi, nul ne put désormais exercer la pharmacie en France s’il n’était reçu dans une de ces Ecoles. Les décrets postérieurs à Fan XI ont modifié profondé¬ ment les règlements ordonnés pour assurer un exercice sérieux de cette profession qui touche de si près la santé publique. * II). Manuscrit (le la Bibliothèque d’Avignon, n° 4127. Dû à robligeance de M. Labandc, conservateur du Musée d’Avignon. {•!) Tiré des comptes de Pancin, professeur à la Facolté de médecine ^d’Avignon. — Manu.sîM'it iP 3997 de la Bibliothèque du Musée Calvet d’Avignon, folio 026. (3j Extrait des Orif/ines de La Pharmacie et les Apothicaires, par Charles Sellier, conservateur adjoint du Musée Carnavalet.](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b30606652_0111.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)
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