Les grands problèmes médicaux : Lettre de M. le profeseur Béchamp à M. le docteur Michant, sur les deux périodes de la vie scientifiques de Louis Pasteur; suivie d'éclaircissements devenus indispensables touchant l'histoire des organismes dits "infiniment petits" / by A. Béchamp.
- Antoine Béchamp
- Date:
- 1905
Licence: In copyright
Credit: Les grands problèmes médicaux : Lettre de M. le profeseur Béchamp à M. le docteur Michant, sur les deux périodes de la vie scientifiques de Louis Pasteur; suivie d'éclaircissements devenus indispensables touchant l'histoire des organismes dits "infiniment petits" / by A. Béchamp. Source: Wellcome Collection.
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No text description is available for this image![Alors, que lit Pasteur? Mais ce que font ses pareils 1 II brûla ce qu’il venait d’adorer, et, n’ayant pas réussi, il renonça à plagier la découverte de la théorie niicrozymienne des maladies physio- logiques, et, par suite, à entrer dans la « voie nouvelle » qu'il disait avoir ouverte, et que nous avions prouvé avoir depuis longtemps hardiment parcourue. C’est évident : par sa tentative, même avortée, le plagiaire donnait d’avance un démenti aux assertions de votre collaborateur. Cependant, s’il ne voulait plus faire de la médecine scientifique avec la théorie microzymieime qu’il n'était point parvenu à plagier, il ne désespéra jamais d’en faire autrement pour atteindre à la richesse. En attendant, il se fit brasseui-, et dans la brasserie, ce que votre collaborateur appelle les « idées pasteuriennes » lui vinrent illuminer l’esprit. Lisez bien et admirez ! « Lorsque l’on voit, disait l’illuminé, lorsque l’on voit la bière et le vin éprouver de profondes altérations, parce que ces liquides ont donnéo.s:7c à des organismes microscopiques qui se sont introduits d’une manière invisible el fb/iuilernenl dans leur inlérieur, où ils ont ensuite pullulé, comment n’être pas obsédé par la pensée que des faits du même ordre peuvent el doivent se présenter quelquefois chez l’homme et chez les animaux! » (Louis Pasteur, bdudessur la bière, p. 42, 1876). C’est moi qui souligne pour qu’on réfléchisse. L’intérieur d’un homme comparé à l’inférieur d’un tonneau de bière ou de vin, voilà bien une idée pasteurienne, succédant au grand plagiat avorté de 1872. Pas d’autre commentaire. 4. Je constate que votre collaborateur me félicite d'avoir « survécu à ma théorie microzymicnne ». Les preuves qu’il donne que cette théorie est bien morte, c’est qu'elle n’a que deux adeptes et n'a pas même réussi à se maintenir à l'Université cléricale de Lille! La seconde preuve, c'est que le pasteurisme est fellement vivant, (ju'il compte 38 établissements semblables à celui de la rue Dutot, de par le monde! ! ! Mais l’insuccès de l’une, les succès de l’autre, ne prouvent ({ue le fait de l'insondable sottise de l’esprit humain des médiocres comme Pasteur. 5. Je constate que votre collaborateur a assui-é que « Pasteur n’a jamais discuté ou polémiqué avec M.Iléchamp ». La place me manque pour montrer qu'il connaît l’histoire aussi mal «pie les microzymas. Ou’il consulte donc le Hulletin de l’Académie de médecine, séance du 4 mai 1886, il y verra «]ue j’y ai dit en face de Pasteur ces paroles (pii sont toujours vraies: » I.esystèmeproto- plasmiipie. faux dans son principe, l't'st aussi dans scs consé- quences; il en est de même des doctrines microliiennes ; pour la dignité de la science et de la raison, il est temps (pi'elles soient abandonnées. » Au lieu de M. Cornil, à qui je répondais, ce fut Pasteur qui se leva pour la réplique. 11 fut sans dignité et si outrecuidant ipie je fus obligé de me tenir à quatre pour ne pas lui crier : « Vous](https://iiif.wellcomecollection.org/image/b29001572_0079.jp2/full/800%2C/0/default.jpg)